A la rencontre d'Alya

Ses réveils se ressemblent : une heure de yoga, seule sur son tapis, comme une « douche intérieure ». À 31 ans, Alya aime les petits matins et ce rituel pour « s’ancrer dans la journée qui commence ». Petite, cette parisienne ne tenait pas en place. Danse, équitation, salle de sport... Elle a multiplié les disciplines, en parallèle de ses études à Sciences-Po. Mais c’est en 2012 qu’elle franchit par hasard les portes d’un studio de yoga. « La première fois que j’ai pratiqué, je ne trouvais pas d’espace dans mon corps, des milliers de pensées se bousculaient dans ma tête... » se souvient celle qui entamera pourtant quatre ans plus tard une formation d’enseignante.

Alya suit les cours du renommé professeur Matthieu Boldron, et prend conscience de ce qu’est le Yoga, bien au-delà d’une simple pratique physique. Au fur et à mesure de sa pratique et de cette recherche d’un équilibre entre le corps et l’esprit, elle se forge une conviction : rien ne sert de « bouger dans le vide », il faut « donner un sens » à sa pratique sportive. C’est cette philosophie qu’elle insuffle au sein de Circle, en proposant des cours de yoga dynamique (inspirés de plusieurs influences : Vinyasa, Yinyasa, Awakening Yoga…), s’adressant à tous, basés sur l’effort physique, la respiration, la relaxation, cette recherche de connexion entre le physique et le mental, cette volonté d’aller vers une accalmie des fluctuations du mental.

« Détendez les traits du visage » intime-t-elle aux élèves lorsque l’effort est intense. « Et n’oubliez pas de rester fluide... ». Dans ses sessions, elle démarre parfois son cours par une lecture du calendrier lunaire, avant de rappeler à ses élèves que le tapis est « leur » espace d’expression et de créativité, où ils seront seuls juges de leur pratique. Alya, toujours en mouvement, circule, corrige, stimule, encourage. Elle aime que chacun s’y sente comme à la maison. Et clôt souvent par des rappels : apprendre à parler « juste », stimuler son intuition, avoir le cœur « toujours plus ouvert ».

Avec elle, jamais deux cours ne se ressemblent. Pas seulement parce qu’elle change de playlist, qu’elle partage volontiers sur Spotify, merci Alya ! Mais parce qu’elle varie les enchaînements, enseigne de nouvelles postures, peaufine les transitions, choisit de mettre l’accent sur les épaules, les équilibres ou les hanches. Et donne le goût du challenge. Comme dans son job de responsable communication, marketing et événements, Alya déteste les séquences figées et met en scène le mouvement. « Mon enseignement est basé sur les énergies, c’est une alchimie entre celles de mes élèves et les miennes » détaille celle qui continue à se former auprès de maîtres comme Patrick Beach, Meghan Currie ou encore Simon Park.

De ses expériences, Alya a tiré des leçons qui fondent aujourd’hui l’esprit de Circle. Non, il ne faut pas transpirer à tout prix pour être « fit ». Oui, on peut gagner en souplesse, en force et en mobilité sans passer par la case souffrance. Non, on ne parle pas esthétique du corps à un nouveau venu. « Même s’il l’améliorera naturellement après quelques séances... » assure-t-elle. A travers ses cours, qu’elle peut dispenser en français et en anglais, Alya partage ce que le sport et le yoga lui ont appris : « être en paix avec moi-même », « me reconnecter à qui je suis vraiment ».

Alya, quel est...

Ton premier geste santé au réveil ?

Après une heure de yoga, un citron pressé dans de l’eau tiède.

Ton mouvement préféré ?

En yoga, la flexion arrière. C’est une ouverture du cœur, une acceptation de sa vulnérabilité. J’aime quand l’énergie circule par toute la cage thoracique : on s’ouvre, on respire, on arrête de réfléchir.

Un plaisir coupable ?

Le chocolat au lait de coco et le vin rouge.

La principale qualité d'un coach?

La bienveillance. Et ne jamais cesser d’apprendre.

Un compte Instagram à suivre ?

Dylan Werner. A la fois très personnel et très universel.

Une phrase qui t’inspire ?

Maitri Karuna Mudita Upeksha (Yoga sutra, 1.33) : être bienveillant avec ceux qui t’entourent ; avoir de la compassion pour les plus fragiles ; être heureux pour ceux qui sont meilleurs que toi ; se détacher des personnes qui répandent des énergies négatives.

A celle ou celui qui n’ose pas se mettre au sport, que dis-tu ?

Je peux lui promettre qu’il ne soupçonne pas les compétences qu’il a. Et les découvrir est un plaisir indescriptible, impossible à ressentir si l’on n’essaie pas ! Le Yoga est une pratique à vie, infinie.

Et celui ou celle qui craint le regard des autres ?

Il n’y a aucune raison de se comparer aux autres, mieux vaut prendre confiance en soi. On fait équipe avec son corps : autant bien s’entendre plutôt que d’être en conflit.

Ce qui tu aimes d'autre que le sport ?

Lire, l’art, et tout ce qui me permet d’apprendre.

La dernière chose avant de dormir ?

Je note les trois choses pour lesquelles je suis reconnaissante de la journée, et surtout, je fais un bisou à Tom.

A la rencontre d'Alya
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